Où sont les esprits décapants qui se moquent de tout, s'amusent de l'urgence et parodient les alternatives ? Quels personnages peuvent incarner les affres et contradictions de l'écologie quotidienne, ses hypocrisies, son jusqu'au-boutisme et ses errements misanthropes ? Personne pour l'instant – à part BRIDGET KYOTO !
Communiqué de presse :
Le chanteur Eric la Blanche s’associe à ses camarades du groupe les Fatals Picards pour dénoncer la censure dont est victime une chanson de leur dernier album intitulée « le Jour de la Mort de Johnny » (2008) de la part de leur maison de disques Warner, qui distribue également les disques de M. Hallyday.
Sur le même thème, décidément à la mode, une chanson de la Blanche, sortie en 2006 et intitulée « la Mort à Johnny » avait subi une étrange « omerta » de la part des médias radiophoniques dominants. Elle n’avait eu droit à l’époque à quasiment aucune diffusion sur les « grosses » radios alors même qu’elle était largement plébiscitée par plusieurs dizaines ( !) de radios « indépendantes ». Les programmateurs des « grosses » radios auraient-ils des oreilles différentes des autres ?
« La Mort à Johnny » et sa petite sœur de 2008 traitent pourtant avec humour et respect, voire tendresse, de la disparition – malheureusement inéluctable - de l’idole des jeunes nés vers 1949. On notera que les deux textes en disent plus long sur la France des années 2000, les fans du chanteur (et la mode des tee-shirts avec des têtes de chiens de traîneau dessus) que sur la personne Johnny. Le chanteur est un phénomène de société – et c’est bien cela qui est caricaturé. Il n’existe donc aucune raison éthique, sinon économique, de gêner la diffusion de ces chansons.
La Blanche rappelle également que se moquer de certaines icônes et du tabassage médiatique dont elles bénéficient, fussent-elles amies du président de la république, est une liberté fondamentale. Devoir rappeler cette évidence est d’autant plus étonnant que M. Hallyday fut, avant de vanter les vertus de l’évasion fiscale, le héraut de la contre-culture rock’n’roll naissante… et de la provocation.
Bref, abolissons le crime de lèse-Hallyday.
Avec le sourire,
Eric la Blanche